Qu’est ce que c’est 18 milliards de dollars ? C’est ce que vont devoir payer Facebook & Instagram pour éviter un procès qui s’annonçait comme historique sur l’addiction des plateformes faite sur les ados américains.
En plus de l’argent et pour « protéger les ados », Meta va fermer ses applications la nuit, bloquer le feed, interdire les filtres beauty…
Mais un seul problème persiste : comment vérifier l’âge des utilisateurs ?
Et comme le souligne la journaliste américaine Taylor Lorenz, est-ce que tout ça ne détruirait finalement pas l’anonymat sur Internet ?
La France vient de voter l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans. Mais l’Australie l’a fait avant nous… alors on est allés voir ce que ça donne concrètement 6 mois plus tard : est-ce que le blocage tient ? Est-ce que les ados contournent ? Et surtout : est-ce qu’interdire est vraiment la bonne réponse, ou est-ce qu’on se trompe de cible ?
Meta vient d’annoncer des versions premium d’Instagram, Whatsapp et Facebook. Comment les réseaux ont compris qu’ils pouvaient nous faire payer avec soit des options supplémentaires, soit avec une non dégradation de l’expérience. Tour d’horizon de ce que nous proposent Snapchat+, Meta Verified, Linkedin Premium, Twitter Blue, X Premium et autres YouTube Red…
Maxime Barbier a fondé Minutebuzz en 2009 depuis son canapé, un soir de Noël. Quelques années plus tard, le média faisait des centaines de millions de vues sur Facebook et était racheté par TF1. Sauf que TF1 l’a viré en 5 jours.
Aujourd’hui Maxime est à la tête de Timeleft, une app présente dans 200 villes et 50 pays qui te permet de faire des activités avec des inconnus. Aller au resto, courir, boire un verre. Rencontrer des gens dans la vraie vie.
Dans cet épisode on parle de la relation tumultueuse entre Minutebuzz et les plateformes, de ce que ça fait de construire un média chez Facebook sans être chez soi, du rachat par TF1 et de pourquoi le prochain réseau social pourrait être celui qui te fait poser ton téléphone.
Qui sont les GAFAM ? Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft… Cinq lettres, cinq entreprises plus puissantes que la plupart des États du monde.
Julien Nocetti, chercheur à l’IFRI et enseignant à Sciences Po, vient de publier « Les GAFAM » dans la collection « Que sais-je ? ».
On a voulu comprendre avec lui : d’où vient cet acronyme que personne ne revendique ? Et pourquoi on n’y met pas des Netflix, Airbnb ou X ? Est ce que ça a déjà existé des entreprises si puissantes ? Comment sont-elles passées d’outils de libération démocratique à des machines à polariser ? Et surtout : est-ce que quelque chose ou quelqu’un peut encore les arrêter ?
Le livre LES GAFAM est dispo chez la plupart des GAFAM comme Amazon. Mais aussi dans toutesles librairies.
On ne présente plus Le Gorafi. Mais cette annnée, alors que tous les médias abandonnent le papier pour le web, Le Gorafi fait l’inverse : il sort un vrai journal en papier, en kiosque, tous les mois. On a reçu Sébastien Liébus, le co-fondateur, pour comprendre comment on fait rire sur Internet quand la réalité est devenue absurde. Comment les algorithmes invisibilisent la satire. Ce que l’IA ne saura jamais faire. Et pourquoi revenir au papier est peut-être la décision la plus punk qu’un média puisse prendre en 2026 ? Et promis on ne dit pas « on dirait pas du GORAFI ???? »
Nous on ne sait pas faire de photos de nos plats, donc on a invité le créateur de contenus food Alexis qui a plus d’1,7 millions d’abonnés avec Le Paris d’Alexis pour nous parler de ce qui a changé dans les restaurants depuis l’arrivée d’Instagram !
On y apprend comment faire des vidéos, comment il monte, comment les restos s’adaptent et comment UNE VIDEO peut sauver un resto dans la galère.
Cette semaine avec Thomas, on vous parle de 4 sujets qui nous ont marqué cette semaine :
L’intelligence artificielle repousse les limites de la création de contenu et de la désinformation. Pour payer ses études de médecine, un jeune Indien de 22 ans a créé de toutes pièces une fausse influenceuse nommée Emily Hart, conçue comme une jeune infirmière ultra-conservatrice. Conseillé par l’IA Gemini, qui lui a affirmé que l’audience pro-Trump américaine était une cible très lucrative, il a généré des photos suggestives avec l’outil Grok d’Elon Musk. En assumant des discours politiques radicaux, son avatar a cumulé des millions de vues et lui a rapporté plusieurs milliers de dollars en quelques jours sur Fanvue, une alternative à OnlyFans qui autorise les contenus artificiels.
La manipulation en ligne a aussi des répercussions concrètes grâce aux plateformes de paris comme Polymarket. Un individu est allé jusqu’à chauffer une station météo de l’aéroport de Roissy avec un sèche-cheveux pour fausser les résultats d’un pari en ligne sur les températures parisiennes. Ces « marchés prédictifs », où des millions d’euros sont misés sur l’actualité, incitent désormais certains utilisateurs à altérer la réalité pour gagner de l’argent.
Dans le monde du travail, Meta opère un virage technologique particulièrement agressif. L’entreprise a installé un logiciel espion sur les ordinateurs de ses salariés américains pour enregistrer toutes leurs frappes au clavier et leurs clics. L’objectif est d’entraîner ses futurs agents IA à reproduire des tâches de bureau complexes, ce qui a d’ailleurs servi de justification au licenciement de 8 000 personnes afin de financer cette transition automatisée.
Enfin, ces mutations numériques interrogent la notion de mémoire. À l’ère d’internet, les réseaux sociaux se positionnent de plus en plus comme les propriétaires exclusifs de nos souvenirs. Alors que certaines plateformes suppriment les vieilles publications inactives ou rendent l’accès aux archives photos payant (comme l’abonnement de Snapchat), nous devenons de simples locataires de notre propre postérité, à la merci des modèles économiques des géants du web.